Témoignage d'une stagiaire - volet réciprocité

Traduction en français

Version originale en espagnol

Lic. Raquel Mercado
Directora Centro Intercultural Circo Infantil

Mi nombre es Ruth Raquel Mercado Zambrana, tengo 37 años, nací en Llallagua-Potosí-Bolivia. Soy hija de un trabajador de la mina y de una mujer revolucionaria, ella que es mi ejemplo, luchaba por la justicia social; ambos tuvieron una infancia crítica, llena de pobreza y carencias a todo nivel. Pero su trabajo y esfuerzo forjaron mi carácter e influyeron en mi personalidad.

Trabajo en el Centro Intercultural Circo Infantil (CICI), con niños, niñas, adolescentes y jóvenes en desventaja social (del área rural y los barrios marginales de Sucre), que tienen el deseo de ser mejores.

Como directora del CICI, me aferro a la idea de que el apoyo brindado a estos menores en edad escolar, les permitirá romper el círculo de la pobreza y desearan alcanzar metas antes inexistentes.

Para mejorar la intervención diaria en el CICI, el L´AMIE me brindo la oportunidad de conocer una nueva cultura, experimentar nuevas emociones, conocer gente interesante; sobre todo, me enseño a tener otra visión de mi misma y de mi pais.

Durante mi pasantía de observación, he visto con asombro el desarrollo adelantado de Québec y sus sistemas de servicio social; sin embargo, con dolor también he visto, que los problemas de los jóvenes son evidentes, pues demandan limosna y viven en las calles, abandonando sus hogares y la protección familiar.

Esta situación tan evidente en mis camitas diarias por el Río San Charles en Québec o en los viajes con mi familia quebeçois a Montreal, me produjo un conflicto interno; pues el único deseo que tengo, es que los jóvenes bolivianos alcancen un nivel de vida como el que disfrutan los jóvenes Canadienses.

Ver que jóvenes sanos físicamente, envíen un mensaje de insatisfacción, rebeldía y aislamiento del desarrollo social quebeçois, me despertó el interés por entender cuál era su problema, porque desperdiciaban de esa manera su juventud. Finalmente llegue a la simple conclusión de que son parte de los problemas sociales que atraviesa cualquier sociedad.

Sin embargo tuve la satisfacción de conocer otro tipo de jóvenes dinámicos con un alto compromiso social, en el evento propiciado por QSF, donde se reunieron más de 300, dispuestos a dejar sus comodidades, para embarcarse en una aventura enriquecedora del espíritu y fortalecedora de la personalidad en otra cultura.

Mi conflicto interno se diluyo, pues se que el apoyar el cambio y transformación no vienen con la garantía de que se alcanzara siempre lo que uno desea, sino de lo que el apoyado decida; su libertad de elección es un derecho inalienable, no puede estar subyugada por la gratitud, peor sentir una deuda moral por lo recibido.

Afectar para la reflexión ya es un gran logro…

Gracias QSF, gracias L´AMIE

 

 

 

Raquel Mercado
Directrice du Centre Interculturel Cercle Infantile

Je m’appelle Ruth Raquel Mercado Zambrana, je suis âgée de 37 ans et je suis née à Llallagua-Potosie, en Bolivie.  Je suis fille d’un travailleur à la mine et d’une mère révolutionnaire.  Elle m’a servi d’exemple, luttant pour la justice sociale.  Tous deux ont eu une enfance difficile; pauvreté et carence à tous les niveaux.  Mais leur travail et efforts ont forgé mon caractère et influé sur ma personnalité.

Je travaille au Centre Interculturel Cercle Infantile (CICI), avec des enfants, des adolescents et des jeunes défavorisés socialement (du milieu rural et des quartiers marginaux de Sucre), qui désirent devenir meilleurs.

Comme directrice du CICI, je tiens à l’idée que l’appui apporté à ces enfants d’âge scolaire leur permettra de briser le cercle de la pauvreté et désirer atteindre des buts auparavant impossibles.

Pour améliorer les interventions courantes au CICI, L’AMIE m’a donné l’opportunité de connaître une nouvelle culture, de vivre de nouvelles émotions, de connaître des personnes intéressantes; surtout, j’ai appris à avoir une autre vision de moi-même et de mon pays.

Pendant mon stage d’observation, j’ai vu avec admiration le développement avancé du Québec et ses systèmes de services sociaux.  Cependant, j’ai vu aussi avec douleur, que les problèmes des jeunes sont bien visibles; ils demandent l’aumône, vivent dans la rue, abandonnent leur foyer et la protection familiale.

Cette situation bien perceptible lors de mes promenades journalières vers la rivière St-Charles à Québec ou lors des voyages avec ma famille québécoise à Montreal, provoqua en moi un conflit intérieur; car le seul désir que j’ai est que les jeunes boliviens atteignent le niveau de vie des jeunes canadiens.

Voir que des jeunes physiquement sains montrent des signes d’insatisfaction, de rébellion et d’isolement en regard du développement social québécois, suscite mon intérêt à comprendre leur problème; pourquoi gâchent-ils leur jeunesse de cette façon. Finalement, j’arrive à la simple conclusion qu’ils font partis des problèmes sociaux que traversent n’importe quelle société.

Cependant, j’ai eu la satisafaction de connaître d’autres genres de jeunes dynamiques avec un fort engagement social, lors de la rencontre organisée par QSF, où se réunirent plus de 300 jeunes, disposés à renoncer à leur confort, pour s’embarquer dans une aventure enrichissante pour l’esprit et fortifiante pour la personnalité, dans une autre culture.

Mon conflit intérieur s’est dissipé, car je sais que l’appui au changement et à la transformation ne vient pas avec la garantie qu’ils arriveront à ce que l’on désire, mais bien à ce que la personne aidée voudra; sa liberté de choix est un droit inalienable qui ne peut être subjuguée par la gratitude, ou pire entretenir une dette morale pour ce qu’elle a reçu.

Pousser à la reflexion est déjà une grande réussite…

Merci QSF, merci L’AMIE