Témoignages

Jonathan
Stagiaire QSF-L’AMIE 2009-2010 - Projet Ñanta - Bolivie

Au cours d'un voyage comme celui-ci, nous apprenons une montagne de leçons. Il est évident que le regard que je porte sur la vie est transformé à jamais.


Laurence
Stagiaire QSF-L’AMIE 2009-2010 - Groupe Wiñay - Bolivie

Ce stage m'a appris à avoir plus confiance en moi et en mes capacités, à être plus forte, patiente et tolérante, et m'a montré une preuve de plus que les pauvres sont les plus généreux et démontrent le plus d'hospitalité, et sont aussi les plus riches en émotions et en valeurs. Jamais je n'oublierai la générosité des Boliviens, leur bonheur, leur force ainsi que leur courage. Je me rappellerai de la liberté des enfants, qui font les apprentissages de la vie dès leur jeune âge et qui semblent si épanouis et je me souviendrai de la notion du temps dans ce pays où quelque chose se fait quand… ça se fait... tout simplement, et où les gens ne sont pas stressés par un rythme de vie à cent milles à l'heure.

Valérie
Stagiaire QSF-L’AMIE 2009-2010 - Projet Ñanta - Bolivie

Ce que je crois avoir réussi de mieux est invisible et m'apporte plus à moi qu'à quiconque. Je connais maintenant une nouvelle culture et une nouvelle langue, j'ai un sentiment d'appartenance avec une famille bolivienne. J'ai le coeur rempli de la chaleur de tous ces enfants travailleurs que j'ai côtoyés tout l'été et j'en connais plus sur leur réalité. J'ai créé des liens avec le centre Ñanta venant en aide à ces enfants. J'ai créé une grande amitié, authentique et sincère, avec les autres stagiaires du groupe. J'ai vécu une grande aventure que j'adorerai raconter un jour à mes petits enfants.


Valérie Dufresne
Stagiaire QSF-L’AMIE 2006-2007 - Honduras

Un stage QSF peut facilement être comparé à un tour de montagnes russes. Lorsque l’on achète son billet on a aucune idée de ce que nous réserve ce trajet aux courbes changeantes. La formation pré-départ, indispensable, nous sert de ceinture de sécurité qui nous empêchera plus tard de tomber lorsque la courbe se fera raide. Une fois le trajet commencé, notre wagon rencontre des hauts et des bas et les passagers connaissent des émotions qui leurs étaient souvent inconnues. Finalement, quand le wagon revient au quai, les passagers en sortent ébranlés mais tous ont envie de remonter…

Pour moi, prendre part à un stage Québec sans Frontières c’est considérer le dépaysement comme étant la meilleure condition d’apprentissage et le contact avec l’autre comme le meilleur guide afin de devenir une meilleure personne. C’est aller au devant de nos peurs pour voir ce qu’elles auront à nous apprendre, c’est savoir apprendre de ce qui, à première vue, semble tout à fait farfelu ou ridicule. C’est savoir plonger dans l’inconnu pour mieux l’apprivoiser, c’est traverser une myriade d’émotions qui défilent à un rythme insaisissable, parfois éphémères, parfois là pour rester plus longtemps. C’est prendre ces émotions et en sortir plus forte et dotée d’une meilleure compréhension de qui nous sommes. C’est transformer les moments plus difficiles en apprentissage, c’est parfois perdre pied pour mieux ancrer ses pieds dans le sol par la suite. C’est utiliser ses racines comme point d’attache, tout en s’offrant à la flexibilité du changement. C’est puiser dans les milliers de sourires, dans les regards chargés de vécu, dans la voix des enfants qui appellent notre nom, toute la sagesse et l’humanité que peuvent nous apporter toutes ces rencontres.

C’est semer une parcelle de soi-même en sol étranger pour mieux éclore.


Gabrielle Côté
Stagiaire QSF-L’AMIE 2006-2007 - Honduras

Qui a déjà résisté à l’amour et à la joie donnés gratuitement par un enfant ? Je suis une des personnes choyées par la vie d’avoir pu me réjouir d’être et de vivre ces petits moments magiques. Mon stage est pour moi une période où le temps semble arrêté, où la simplicité de la vie, de l’amour, de la joie est vécue et ressentie autant par moi que par le village. La gentillesse, la douceur de ma famille, le plaisir de vivre des moments forts, difficiles, magiques avec le groupe de même que le bien-être d’être avec les enfants font de mes journées un cadeau de Duyuré. Le stage, la connaissance d’une autre culture si douce, les difficultés de la vie courante des gens d’ici m’ont fait grandir et m’ont appris à vivre la vie avec ses défauts autant qu’avec ses petits bonheurs. Le stage Québec Sans Frontières donne et m’a donné l’occasion d’entrer en contact et de créer des liens sains et forts avec la communauté pour ainsi construire une confiance avec les enfants et ma famille. J’ai eu la chance de pratiquer et de partager ma passion pour le soccer et les sports avec les enfants d’ici. J’ai créé ma place parmi les jeunes autant les filles que les garçons et ainsi provoqué plusieurs rencontres enrichissantes et spontanées. La pratique du soccer a donc donné à mon séjour, du piquant et de nombreux fous rires malgré la barrière de la langue. Suffit que des regards complices soient partagés pour que de merveilleux instants se forment dans mes journées. Je remercie ce village, quoi que petit, mais combien riche, d’avoir fait de mon séjour un stage rempli de calme, de nouveautés, d’entente, de simplicité, d’amour et de petits plaisirs quotidiens auxquels sont gravés nombreux souvenirs mémorables dans mon coeur. Ces 70 jours si rapidement écoulés sont pour moi le résultat que la vie mérite d’être vécue, d’être ressentie et d’être partagée autant au Nord qu’au Sud.